Anthropologie biologique


L'anthropologie biologique a pour but l'étude de l'être humain et des groupes humains, leurs caractéristiques biologiques, leur évolution et leur diversité dans l'espace et dans le temps. Au CEA, nous nous focalisons sur l'étude des vestiges squelettiques d'Homo sapiens, avec deux thématiques fortes : d'une part des recherches méthodologiques et d'autre part la division genrée des tâches dans le passé. 

Concernant le premier point, nous travaillons sur la détermination du sexe à partir du squelette, de l'estimation de l'âge-au-décès des adultes, ainsi que sur les méthodes d’enregistrement des indicateurs squelettiques de santé et des indicateurs squelettiques d’activités. Il s'agit à chaque fois de proposer des améliorations méthodologiques en termes de fiabilité, de précision, d'applicabilité et de reproductibilité. 

Concernant la division genrée du travail, considérée comme "un élément structurel fondamental de l'organisation sociale humaine", nos recherches portent notamment sur la Préhistoire (Paléolithique supérieur, Mésolithique, Néolithique), le Haut Moyen-Âge et la période contemporaine. Le but est d'identifier certains aspects clés de la nature dynamique des constructions de genre à travers le temps et l'espace en Europe. Nous testons notamment les hypothèses mettant en cause des changements de mode de substance ou d'importantes transitions socio-économiques. Pour ce faire, nous utilisons les indicateurs squelettiques d'activités, qui permettent de discuter des activités pratiquées et des positions fréquemment prises, à l'échelle de l'individu et du groupe.

 

Contacts

Sébastien Villotte, Bérénice Chevalier

modifié le 02/03/2023

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